« La petite âme et le soleil », une histoire qui donne du sens aux challenges

« La petite âme et le soleil », une histoire qui donne du sens aux challenges

« La petite âme et le soleil » est une histoire magnifique qui met en scène les dualités de la vie : le bien et le mal, le chaud et le froid, etc.

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J’aime beaucoup les histoires et les métaphores. Elles nous permettent de nous identifier aux personnages et de comprendre et intégrer plus facilement les idées que l’on souhaite véhiculer par ce biais-là. C’est pourquoi je te partage souvent des exemples personnels dans mes articles.

De la même manière, je vais te partager la merveilleuse histoire de « la petite âme et le soleil », écrite par Neale Donald Walsch (auteur de conversation avec Dieu) qu’un client m’a fait découvrir lors d’un voyage en développement personnel que j’ai organisé.

Ce conte initiatique est un délice. Bien qu’écrite pour les enfants, cette histoire est tout aussi émouvante pour les adultes que nous sommes, car elle ne nourrit pas notre tête, mais notre âme et notre âme n’a pas d’âge.

Avant toute chose, je vais te parler de cette grande pièce de théâtre qu’est la terre.

La terre est une grande pièce de théâtre

J’aime voir la terre comme une grande pièce de théâtre dans laquelle, chaque acteur à un rôle à jouer.

Tu es d’accord pour dire que dans une pièce de théâtre, un acteur, qu’il joue le bien ou qu’il joue le mal, est engagé pour jouer un rôle et donner du sens à la pièce ? Et que l’acteur lui-même n’est ni le mal ni le bien ? C’est juste un homme en costume qui joue un rôle, mais qui n’est pas défini par ce rôle !

Maintenant, que serait la même pièce si on lui enlevait son côté dramatique ou si on lui hottait son côté joyeux ? Aurait-elle la même saveur ? Aurait-elle le même sens ? Non bien sûr.

Dans la vie c’est la même chose, chaque chose à son importance.

En effet, comment pourrions-nous savoir ce qu’est la lumière si l’obscurité n’existait pas ?

Comment pourrions-nous savoir ce qu’est l’amour si l’amour était la seule chose qui existait ? L’amour se ressent parce que nous ressentons également son opposé et que nous pouvons faire la différence entre les 2.

Comment pourrions-nous faire l’expérience de la compassion si nous-mêmes, nous n’avons pas souffert du jugement ou de la douleur ?

Nous ne pouvons ressentir que ce qui existe en nous.

Tu ne peux ressentir que ce qui existe en toi

Peux-tu ressentir ce que cela fait de vivre sur Jupiter ? Non… parce que tu n’en as jamais fait l’expérience !

Peux-tu ressentir ce que cela fait d’être un homme si tu es une femme ou inversement ? Non plus ! Voilà notamment pourquoi il est si difficile de se mettre à leur place et de les comprendre.

Tu ne connais que ce dont tu as fait l’expérience et ce dont tu as fait l’expérience, que ce soit positif ou négatif, t’a offert des prises de conscience, des opportunités ou des apprentissages.

De la même manière, les douleurs et les souffrances d’hier et d’aujourd’hui nous permettent de découvrir la beauté qu’elles contiennent et qui existe aussi.

Cela se passe au-delà du mental et au-delà de tout jugement.

Qu’est-ce que cela change dans tes perceptions par rapport à la vie si tu la regardes comme une pièce de théâtre dans laquelle chaque scène et chaque personne que tu rencontres a pour seul et unique but de t’apprendre à être plus heureux ?

Car oui, les challenges de ta vie sont la promesse d’un bonheur futur plus profond que celui que tu connais aujourd’hui.

Pense à un film qui t’a inspiré. Tu verras que, ce qui fait qu’un film t’inspire est que le héros vit des challenges et en ressort grandi. C’est à ce moment-là que le héros devient le héros. Un film sans challenges (ou problématiques) est un film qui endort.

Avant de t’emmener dans l’aventure de « la petite âme et du soleil », je vais clôturer mon apport par le voyage du héros qui fait justement qu’un film est un bon film.

Le voyage du héros    

Au début, le héros est une personne normale et tu peux même t’identifier à elle. Il arrive ensuite un évènement marquant qui fait plonger le héros dans une aventure. Pour s’en sortir, il rencontre des personnes, des mentors, des aides surnaturelles ou toutes formes d’aidants.

Ce n’est qu’au travers de l’aventure qu’il va vivre et des apprentissages et des choix qu’il va faire, que le héros devient le héros. Celui qu’il était au début n’existe plus et a laissé place à une nouvelle version de lui-même.

Ta vie est une aventure et je te souhaite de tout cœur d’en devenir le héros.

La petite âme et le soleil

Il était une fois, au temps d’avant le temps, une petite âme qui dit à Dieu : « Je sais qui je suis ! » 

Et Dieu dit : « C’est merveilleux ! Qui es-tu ? » 

Et la petite âme dit : « Je suis la lumière ! » 

Dieu sourit d’un grand sourire. « Oui, c’est ça ! » s’exclama-t-il, « tu es la lumière ».

La petite âme était si heureuse, car elle avait résolu le mystère que toutes les âmes du royaume étaient venues résoudre. « Wow, » dit la petite âme, « ça, c’est vraiment cool ! »

Mais bientôt, de savoir qui elle était ne lui suffit plus. La petite âme sentait des remous à l’intérieur, et maintenant elle voulait être qui elle était. Et donc la petite âme retourna voir Dieu et dit : « Maintenant que je sais qui je suis, est-ce que j’ai aussi le droit de l’être ? » 

Et Dieu dit : « Tu veux dire que tu veux être qui tu es déjà ? » 

« Eh bien, » répondit la petite âme, « c’est une chose de savoir qui je suis, et une autre totalement différente de l’être vraiment. Je veux sentir ce que ça fait d’être la lumière ! » 

« Bon, » dit Dieu, « je suppose que j’aurais dû le savoir. Tu as toujours été le plus aventureux. » Puis l’expression de Dieu changea. « Il y a juste une chose… » 

« Quoi ? » demanda la petite âme.

« Eh bien, il n’existe rien d’autre que la lumière. Vois-tu, je n’ai rien créé d’autre que ce que tu es. Alors, il n’y a pas de manière facile pour toi de faire l’expérience de ce que tu es, puisqu’il n’y a rien que tu n’es pas. » 

« Hein ? » dit la petite âme, qui était maintenant un peu perplexe. 

« Penses-y de cette façon, » dit Dieu. « Tu es comme une bougie dans le soleil. Avec un million, un milliard d’autres bougies qui constituent le soleil. Et le soleil ne serait pas le soleil sans toi. Il serait un soleil sans l’une de ses bougies… et ça ne serait pas le soleil, car il ne brillerait pas avec autant d’éclat. Comment te connaitre en tant que lumière 
quand tu es parmi la lumière, c’est la question ! » 

« Eh bien, » dit la petite âme toute ragaillardie, « tu es Dieu. Trouve quelque chose ! »

Dieu sourit encore une fois. « Puisque tu ne peux pas te voir en tant que lumière quand tu es dans la lumière, nous allons t’entourer d’obscurité. »

« Qu’est-ce que c’est, l’obscurité ? » demanda la petite âme. 

Dieu répondit : « C’est ce que tu n’es pas. » 

« Est-ce que j’aurai peur de l’obscurité ? » s’écria la petite âme. 

« Il n’y a vraiment rien à craindre à moins que tu ne le décides, répondit Dieu. Vois-tu, nous inventons tout ceci. Nous faisons semblant. » 

« Oh, » dit la petite âme, et déjà elle se sentait mieux.

Puis Dieu expliqua que pour pouvoir faire l’expérience de quoi que ce soit, son exact opposé allait apparaitre.

« C’est un grand cadeau, » dit Dieu, « parce que sans cela, tu ne pourrais pas savoir à quoi ressemble quoi que ce soit. « Tu ne pourrais pas connaitre le chaud sans le froid, le haut sans le bas, le vite sans le lent. Tu ne pourrais pas connaitre la gauche sans la droite, ici sans là-bas, maintenant sans jadis. » « Et donc, » conclut Dieu, « quand tu seras entouré par l’obscurité, ne brandis pas ton poing, n’élèves pas ta voix et ne maudis pas l’obscurité.

Sois plutôt une lumière vis-à-vis de l’obscurité, et ne sois pas fâché de cela. Alors tu sauras qui tu es vraiment, et tous les autres le sauront aussi. Laisse tant briller ta lumière que tous sauront combien tu es spécial ! » 

« Tu veux dire que j’ai le droit de montrer aux autres combien je suis spécial. » demanda la petite âme. 

« Bien sûr, » dit Dieu avec un gloussement. « Tu en as tout à fait le droit ! Mais souviens-toi, ‘spécial’ ne veut pas dire ‘meilleur’. Tout le monde est spécial, chacun à sa façon ! Et pourtant bien des autres ont oublié cela. Ils ne verront qu’ils ont le droit d’être spécial que si toi-même tu reconnais que tu as le droit d’être spécial. » 

« Wow, » dit la petite âme, dansant, sautillant et riant de joie. « Je peux être aussi spécial que je veux ! » 

« Oui, et tu peux commencer tout de suite, » dit Dieu, qui dansait, sautillait et riait avec la petite âme. « Quelle partie du spécial veux tu être ? »

« Quelle partie du spécial ? » répéta la petite âme, « je ne comprends pas. » 

« Eh bien, » expliqua Dieu, « être la lumière, c’est être spécial, et être spécial comprend beaucoup d’éléments. C’est spécial d’être gentil, c’est spécial d’être doux, c’est spécial d’être créatif, c’est spécial d’être patient. Est-ce que tu peux trouver d’autres façons d’être qui sont spéciales ? »

La petite âme resta assise en silence pendant quelques instants. « J’ai trouvé beaucoup de façons d’être spécial ! » s’exclama alors la petite âme. « C’est spécial d’être quelqu’un qui aide, c’est spécial d’être quelqu’un qui partage, c’est spécial d’être amical. C’est spécial d’être attentif aux autres ! » 

« Oui ! » approuva Dieu, « et tu peux être toutes ces choses, ou n’importe quel élément du spécial que tu souhaites être, à tout moment. C’est ça que ça veut dire, être la lumière. »

« Je sais ce que je veux être, je sais ce que je veux être ! » annonça la petite âme toute excitée. « Je veux être la partie du spécial qui s’appelle ‘celui qui pardonne’.” Est-ce que ce n’est pas spécial de pardonner ? » 

« Oh oui, » assura Dieu à la petite âme. « C’est très spécial. » 

« D’accord, » dit la petite âme. « C’est ça que je veux être. Je veux être celui qui pardonne. Je veux faire l’expérience d’être comme ça. » 

« Bien, » dit Dieu, « mais il y a une chose que tu dois savoir. » 

La petite âme commençait maintenant à s’impatienter un peu. Il paraissait toujours y avoir des complications. « Qu’est-ce que c’est ? » dit la petite âme en soupirant. 

« Il n’y a personne à qui pardonner. » 

« Personne ? » La petite âme pouvait à peine croire ce qui venait d’être dit. 

« Personne ! » répéta Dieu. « Tout ce que j’ai fait est parfait. Il n’y a pas une seule âme dans toute la création qui soit moins parfaite que toi. Regarde autour de toi. »

C’est alors que la petite âme réalisa qu’une large foule s’était réunie. Des âmes étaient venues de tout le royaume, car la nouvelle s’était répandue que la petite âme avait cette conversation extra­ordinaire avec Dieu, et chacun voulait entendre ce qui se disait.

Regardant les innombrables autres âmes réunies là, la petite âme dut acquiescer. Aucune ne paraissait moins merveilleuse, moins magnifique, ou moins parfaite que la petite âme elle-même. 

« Alors, à qui pardonner ? » demanda Dieu. 

« Ça ne va pas être drôle du tout ! » grommela la petite âme. « Je voulais faire l’expérience d’être celui qui pardonne. Je voulais savoir quel effet ça faisait d’être cette partie-là du spécial. » Et la petite âme apprit ce que c’était que d’être triste !

Mais juste à ce moment-là, une âme amicale s’avança de la foule. « Ne t’inquiète pas, petite âme, » dit l’âme amicale, « je vais t’aider. » 

« Tu vas m’aider ? » la petite âme s’illumina. « Mais qu’est-ce que tu peux faire ? » 

« Je peux te donner quelqu’un à qui pardonner, tiens ! » 

« Tu peux ? » 

« Certainement ! » gazouilla l’âme amicale. « Je peux venir dans ta prochaine vie et faire quelque chose que tu pourras pardonner. »

« Mais pourquoi ? Pourquoi ferais-tu cela ? » demanda la petite âme. « Toi qui es un Être d’une telle perfection achevée ! Toi, qui vibres à une telle vitesse que cela crée une lumière si brillante que je peux à peine te regarder ! Qu’est-ce qui pourrait te faire vouloir ralentir ta vibration à une telle vitesse que ta brillante lumière deviendrait sombre et dense ? Toi qui es si léger que tu danses sur les étoiles et que tu te déplaces à travers tout le royaume à la vitesse de ta pensée, qu’est-ce qui te ferait venir dans ma vie et te rendre si lourd que tu pourrais faire cette mauvaise chose ? » 

« C’est simple,’ dit l’âme amicale, ‘je le ferais parce que je t’aime. »

La petite âme parut surprise par la réponse. 

« Ne sois pas si stupéfait, dit l’âme amicale, tu as fait la même chose pour moi. Tu ne te souviens pas ? Oh, nous avons dansé ensemble, toi et moi, bien des fois. À travers les éternités et les âges, nous avons dansé. À travers le temps tout entier, et dans bien des lieux, nous avons joué ensemble. C’est juste que tu ne te souviens pas. » 

« Nous avons tous deux été l’ensemble de toutes choses. Nous en avons été le haut et le bas, la gauche et la droite. Nous en avons été l’ici et le là-bas, le maintenant et le jadis. 
Nous avons été le mâle et le femelle, le bon et le mauvais. Nous en avons été et la victime et le méchant.

Ainsi nous nous sommes rencontrés, toi et moi, maintes fois auparavant, chacun apportant à l’autre l’exacte et parfaite occasion d’exprimer et d’expérimenter qui nous sommes vraiment. Et donc,’ continua d’expliquer l’âme amicale, ‘je vais venir dans ta prochaine vie et cette fois-ci je serai le ‘méchant’. Je ferai quelque chose de vraiment terrible, et alors tu pourras faire l’expérience d’être celui qui pardonne. »

« Mais que vas-tu faire, qui sera si terrible ? » demanda la petite âme, un tout petit peu nerveuse.

« Oh, » répondit l’âme amicale avec une étincelle, « nous trouverons bien quelque chose. »

Puis l’âme amicale parut devenir sérieuse, et dit d’une voix douce : « Tu as raison à propos d’une chose, tu sais. » 

« Et c’est quoi ? » voulut savoir la petite âme. 

” Il me faudra ralentir ma vibration et devenir très lourd pour faire cette chose pas très gentille. Il me faudra prétendre être quelque chose de très différent de moi. Alors, j’ai une seule et unique faveur à te demander en échange.”

« Oh, n’importe quoi, n’importe quoi ! » s’écria la petite âme, et elle commença à danser et à chanter. « Je vais pouvoir pardonner, je vais pouvoir pardonner ! » 

Puis la petite âme vit que l’âme amicale restait toute silencieuse. « Qu’est-ce qui se passe ? » demanda la petite âme. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? Tu es un tel ange de bien vouloir faire ceci pour moi ! »

« Bien sûr que cette âme amicale est un ange ! » l’interrompit Dieu. « Tous le sont ! Souviens-toi toujours : je ne t’ai jamais envoyé que des anges. » 

Alors la petite âme voulut plus que jamais exaucer la demande de l’âme amicale. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » demande de nouveau la petite âme. 

« Au moment où je te frapperai et te terrasserai, » répondit l’âme amicale, « au moment où je ferai la pire chose que tu puisses imaginer, à ce moment précis… » 

« Oui ? » interrompit la petite âme, « oui…? » 

L’âme amicale devint encore plus silencieuse. « Souviens-toi de qui je suis réellement. » 

« Oh, je le ferai ! » s’écria la petite âme, « je le promets ! Je me souviendrai toujours de toi comme je te vois ici même, à cet instant ! »

« Bien, » dit l’âme amicale, « parce que, vois-tu, j’aurai fait semblant tellement fort, que je me serai oublié. Et si tu ne te souviens pas de moi tel que je suis réellement, je ne pourrai peut-être pas m’en souvenir pendant très longtemps. Et si j’oublie qui je suis, tu peux même oublier qui tu es, et nous serons perdus tous les deux. Alors nous aurons besoin qu’une autre âme s’en vienne et nous rappelle à tous les deux qui nous sommes. » 

« Non, cela ne se passera pas ! » promit de nouveau la petite âme. « Je me souviendrai de toi et je te remercierai de m’apporter ce cadeau, la possibilité de faire l’expérience de qui je suis. »

L’accord fut conclu. Et la petite âme s’engagea dans une nouvelle vie, tout excitée d’être la lumière, ce qui était très spécial, et tout excitée d’être cette partie du spécial appelée le pardon.

La petite âme attendit de pouvoir faire l’expérience d’être celui qui pardonne, et de remercier l’âme qui le lui permettrait. 

Et dans tous les moments de cette nouvelle existence, chaque fois qu’une nouvelle âme faisait son apparition, que cette nouvelle âme amène de la joie ou de la tristesse (et surtout si elle amenait de la tristesse), la petite âme pensait à ce que Dieu avait dit. 

« Souviens-toi toujours, » et Dieu avait souri, ‘je ne t’ai jamais envoyé que des anges.’

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Et si tu souhaites aller plus loin je te conseille la lecture du livre Conversations avec Dieu de Neale Donald Walsh

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