Chronique du livre « Peut-on tout pardonner »

Chronique du livre « Peut-on tout pardonner »

Résumé du livre d’Olivier Clerc « Peut-on tout pardonner »

Peut-on tout pardonner ?

C’est LA grande question que tout le monde se pose. Comment pardonner les souffrances vécues dans son enfance, dans son couple ou au travail ? Le pardon est-il possible quand des actes odieux sont commis ?

Pour y répondre, Olivier Clerc redéfinit ce terme souvent galvaudé et identifie une quinzaine d’obstacles au pardon qui empêchent la plupart d’entre nous d’avancer sur cette voie de « guérison des blessures du coeur ». Il s’appuie ensuite sur des outils et propose quatre manières de cheminer vers le pardon. Des témoignages soulignent avec force que ce chemin vers la paix du coeur est accessible à tous, même face à l’indicible.

Alors, peut-on tout pardonner ? Au terme de ce riche parcours, il se pourrait bien que la question se pose différemment…

Avant-propos

Après avoir traduit les 4 accords toltèques en français, Olivier Clerc se rend au Mexique en 1999 afin de rencontrer Don Miguel Ruiz. À sa grande surprise, ce dernier lui fit vivre un rituel de pardon en 4 étapes. 10 ans plus tard, cet évènement transformateur donna naissance au livre « le don du pardon » dans lequel Olivier Clerc relate cette initiation au pardon reçue par Don Miguel Ruiz.

En 2012, Olivier et son épouse créent les journées du pardon. Cet évènement de 4 jours animé par plus d’une vingtaine d’intervenants de différents pays, permet aux participants de cheminer sur les voies du pardon.

Plus tard encore, il fonde et anime les premiers ateliers du pardon suivi par les cercles du pardon. Aujourd’hui, on compte environ 250 cercles dans une quinzaine de pays. Au travers de ces réunions, les participants ont l’occasion de se libérer de l’étau qui enserrait leurs cœurs et de toucher à une dimension d’amour qui leur était inconnue jusque-là.

Dans ce livre, Olivier Clerc nous propose de redéfinir le pardon sur base de son expérience, de celles de nombreux participants aux ateliers et cercles du pardon et celles des différents intervenants ayant partagé leurs vécus aux journées du pardon.

Il aborde ensuite les obstacles qui nous empêchent d’emprunter cette voie afin de nous permettre l’adoption de nouveaux comportements ou l’accès à un nouvel état de conscience en faveur de la guérison de notre cœur.

Ce livre est entrecoupé de grands récits de pardon très inspirants, de témoignages de personnes ayant fait le chemin vers le pardon et de 4 méthodes pratiques qu’Olivier Clerc a lui-même expérimentées : Ho’oponopono, le pardon radical de Colin Tipping, les neuf étapes du pardon du Dr Fred Luskin et le Don du pardon que lui a transmis Don Miguel Ruiz.

Chapitre 1 : le Forgiveness Project

Certains des témoignages de ce livre son issus du Forgiveness project.

Le Forgiveness Project est une association caritative du Royaume-Uni fondée par la journaliste britannique Marina Cantacuzino. Elle s’appuie sur les récits authentiques de personnes ayant commis ou survécu à la violence. Leur but est d’explorer le concept du pardon et les alternatives à la vengeance. Le forgiveness project a créé the F… word exhibition, une exposition constituée de témoignages de personnes du monde entier ayant vécu des drames terribles et ayant réussi à faire œuvre du pardon.

Partie 1 : le pardon c’est quoi au juste

Même quand on estime juste de le faire ou de le recevoir, le pardon reste très compliqué pour la plupart d’entre nous. Peut-être parce que nous en avons une vision floue, hasardeuse ou fastidieuse.

Le pardon n’est pas lié à l’intellect, mais à quelque chose qui se vit. Olivier Clerc le présente selon les 3 métaphores suivantes :

Le pardon ou la guérison des blessures du cœur

Lorsque nous souffrons d’une blessure physique, nous prenons la peine de la soigner et lorsque la blessure est profonde ou grave, nous allons voir un spécialiste qui prodiguera les soins nécessaires à notre guérison.

Qu’en est-il des blessures du cœur dont une grande partie n’a jamais guéri ? Car oui, arrivés à l’âge adulte, nous avons subi et accumulé toutes sortes de blessures émotionnelles.

Si nous pouvions voir ce « corps émotionnel », nous le découvririons recouverts de plaies de toutes tailles plus ou moins infectées ou cicatrisées.

Le pardon est le baume qui permet de soigner nos blessures. Il est le remède à la haine, la rancœur et le ressentiment. En son absence, la plaie a juste été maladroitement dissimulée et peut saigner à tout moment à nouveau.

Faire œuvre du pardon est un cadeau que nous nous faisons à nous-mêmes avant tout. Si nous n’arrivons pas à pardonner, c’est nous qui souffrons au travers de la rancune, la colère refoulée, la rage silencieuse ou le ressentiment.

Olivier Clerc nous partage ensuite l’histoire prenante de Charlotte, une jeune fille de 15 ans qui, lors d’une soirée, a trouvé la mort après avoir reçu des coups de couteau de Beatriz, une adolescente de 18 ans. Dans cette histoire, il nous partage comment, la maman de Charlotte réussit à rencontrer Beatriz et à lui pardonner.

Le pardon ou la douche du cœur

La douche représente fait partie intégrante de notre manière de vivre. Elle nous permet de nettoyer les crasses, les poussières et autres saletés et odeurs malodorantes.

De la même manière, le pardon représente la douche du cœur. Pratiquée régulièrement le soir avant de s’endormir, cette douche nous permet de nous nettoyer des petits dépôts émotionnels accumulés dans la journée et ainsi, éviter leur cristallisation progressive.

Dans sa comparaison avec la douche du cœur, Olivier Clerc fait également le lien de la régularité. Pour l’auteur, tout comme une seule douche par an ne suffirait pas à notre hygiène, un seul acte de « pardon » ne suffit pas, car chaque jour apporte son lot de crasses et de poussières. L’hyper réactivité émotionnelle étant une accumulation de ces poussières émotionnelles.

Pour illustrer cette métaphore, Olivier Clerc partage le témoignage de Véronique qui, au travers de son expérience dans un atelier « le don du pardon », a découvert les croyances erronées et les résistances de l’égo qui lui empêchait de guérir son cœur. Depuis cet atelier, elle pratique régulièrement la douche du coeur.

Le pardon ou la résurrection de l’amour

Après avoir vécu un évènement douloureux tels une rupture difficile, de la maltraitance, un deuil ou une trahison, quelque chose peut s’éteindre et mourir en nous. Ce faisant, notre cœur peut s’assécher et notre jardin intérieur peut se transformer en désert de glace dans lequel la haine a tout mortifié. La vie perd alors de sa saveur et nous n’avons plus gout à rien.

Lorsque la personne parvient à faire œuvre du pardon, elle se remet à aimer et cet amour est celui qui, comme le phénix, possède une qualité unique, celle de renaitre de ses cendres.

De la même manière que les précédentes, l’auteur complète cette métaphore par le récit inspirant d’une personne qui, après avoir vécu un cercle de pardon, réussi à se sentir heureuse à nouveau alors qu’elle était en colère contre la vie depuis longtemps.

Jugement et pardon

Il y a une dimension de lâcher-prise dans le pardon qui permet au jugement de laisser place à l’humilité. Cela ne veut pas dire devenir stupide, tout cautionner ou tout excuser, mais cela nous permet de lâcher les ressentiments et la colère qui nous détruisent.

On ne demande pas pardon pour ce que l’autre nous a fait, car lui seul en porte la responsabilité, mais on demande pardon pour sa propre haine. Car on a peut-être utilisé les torts de l’autre pour alimenter nos propres ressentiments et empêcher nos plaies de cicatriser. On demande alors pardon pour se libérer soi-même, pour reprendre notre pouvoir et ne plus laisser l’autre dicter notre état intérieur.

Pardonner et demander pardon

Pardonner et demander pardon sont des concepts très proches. Si pardonner nous est difficile, il est possible d’accéder au même résultat en demandant pardon. Ce changement d’angle subtil permet d’ouvrir une brèche en nous, de nous libérer de quelque chose et de renouer avec l’amour et la vie.

Pardon et humilité

Pour que le pardon ait une réelle vertu thérapeutique, il doit être formulé avec humilité. Cela revient à laisser tomber notre armure de jugements, de peurs et d’émotions négatives pour entretenir un rapport d’égal à égal avec tous. Si l’armure protège des coups, elle protège également des caresses et si nous avons fermé notre cœur, il ne sera plus blessé, mais il ne connaitra plus la joie non plus.

Partie 2 : Les principaux obstacles au pardon et comment les surmonter

Afin de nous apporter le plus de clarté et de compréhension possible de ce qu’est le pardon, Olivier Clerc commence par nous partager ce qu’il n’est pas.

Le pardon serait une pratique exclusivement religieuse

Faux. le pardon est accessible à tout le monde, même les personnes qui n’ont aucun lien avec le divin, peuvent guérir leurs cœurs.

L’avantage de ceux qui le voient comme quelque chose de religieux est que, lorsqu’ils s’en remettent à plus grand, ils lâchent prise. Ce n’est donc pas grâce à l’intervention d’une puissance divine, mais bien dans le lâcher-prise que réside l’accès à ce qui était fermé en nous et qui nous libère. C’est en nous-mêmes que réside ce pouvoir de nous ouvrir ou de nous fermer et ceci est accessible à tout le monde, croyant ou non.

Pardonner pour de bon : les neuf étapes du Dr Fred Luskin

Le Dr Fred Luskin est le directeur des Stanford Forgiveness Projects à l’université de Stanford. Ses études démontrent que la pratique du pardon diminue la colère, la dépression et le stress et favorise l’espoir, la paix, la compassion, la confiance en soi et une meilleure santé physique.

Dans ce livre, Olivier nous explique les différentes étapes de son approche totalement laïque qui met l’accent sur notre capacité d’action, sur notre pouvoir personnel.

Le pardon serait obsolète, archaïque

Pour certains, le pardon serait une pratique ancienne et psychologiquement malsaine dont on pourrait se passer aujourd’hui. Ce qui est concevable si l’on se base sur une représentation floue du pardon et qui, en effet, pourrait parfois véhiculer l’humiliation, la culpabilité, la prise de pouvoir sur autrui, de l’orgueil caché, du dénigrement de soi, etc. Mais aujourd’hui, il en existe de multiples approches qui sont en phase avec notre époque.

Le pardon serait surtout un cadeau que l’on fait à l’autre

Faux. Le pardon est avant tout un cadeau que l’on se fait à soi-même.

Lorsque quelqu’un nous a fait du mal, il est difficile de pardonner. Nous pensons, à tort, que ne pas lui pardonner est une forme de punition et que, ce faisant, nous le faisons souffrir à notre tour.

En nourrissant ce genre de pensée, nous nourrissons le poison de la haine en nous et nous nous condamnons à souffrir bien plus que l’autre. Le pardon est un acte qui nous libère de ce poison et que l’on fait pour soi-même.

Pardonner reviendrait à cautionner, accepter, excuser.

Beaucoup pensent que pardonner revient à cautionner. Or, pardonner revient à œuvrer pour la guérison du cœur tout en considérant l’acte de condamnable s’il l’est. Le pardon et l’amour n’empêchent pas la sanction.

Il serait impossible de pardonner si l’autre ne demande pas pardon

Tant que l’on pense de cette manière, nous laissons notre pouvoir de guérison à l’autre et, de plus, nous prolongeons le mal qu’il nous a fait. Laissons aux autres le choix de leurs actes et occupons-nous de notre marge de liberté.

« Le pardon est l’ultime forme de vengeance : vous privez l’autre du pouvoir qu’il pensait avoir sur vous ». Cette plaisanterie nous permet de nous reconnecter avec notre puissance.

Le pardon radical de Colin Tipping

Après avoir travaillé avec des personnes en fin de vie, Colin Tipping s’est rendu compte que la contrainte du temps était réelle. Il ne s’agissait pas de remettre le pardon à plus tard si les personnes souhaitaient mourir en paix. Il a donc créé le pardon radical. Son approche se base sur la croyance que tout ce qui nous arrive a un sens même si cela nous échappe. Olivier Clerc nous partage les grandes étapes du pardon radical de Colin Tipping.

Si l’on a pardonné, il faudrait oublier

Oublier reviendrait à également oublier l’enseignement de ce qui a été vécu et ressassé le passé n’est pas une bonne chose à faire.

Entre ces 2 solutions, c’est la troisième qu’il est sage de choisir. Pardonner signifie se souvenir de la quintessence de l’apprentissage en laissant de côté les détails spécifiques de la situation douloureuse.

Pardonner serait se réconcilier

La réconciliation, même si elle est possible, n’est en aucun cas une obligation. Pour se réconcilier, il faut tous les 2 le vouloir. Pour guérir notre cœur, nous sommes les seuls à en avoir le pouvoir, cela ne dépend que de nous.

Quand on confond la personne et l’acte

Réduire la personne à son acte est une vision qui limite l’application du pardon. Il existe une distinction entre l’acte en lui-même et la personne qui l’a commis. Il ne s’agit pas de minimiser l’acte, mais de prendre de la hauteur afin d’élargir sa compréhension de l’autre et de ce qu’il s’est joué.

Quand on ne voit que la dimension personnelle de l’acte

« Ne pas prendre les choses personnellement ». Cet accord toltèque nous invite à voir plus grand que nous. Même si la souffrance que nous ressentons est la nôtre, la personne qui commet l’acte s’adresse plus à la représentation de ce que nous représentons pour lui, qu’à nous-mêmes.

L’amalgame que nous faisons quand nous prenons les choses personnellement nourrit la colère ou la haine que nous ressentons. Ouvrir le champ à plus large que nous et voir que nous sommes la personnification d’une idée bien plus large, nous permet de nous ouvrir au pardon plus facilement.

Ho’oponopono : l’approche hawaïenne du pardon

Le principe d’Ho’oponopono consiste à travailler sur soi-même en se libérant des jugements, accusations et émotions négatives que le comportement de l’autre éveille en soi, par résonnance. Dans son livre, Olivier Clerc nous familiarise avec cette approche qui se résume en 4 phrases : « je suis désolé », « pardon », « merci », « je t’aime ».

Quand on veut comprendre tout de suite ce qui nous arrive

Le mental cherche souvent à donner une explication immédiate à ce qui nous arrive. Cette explication partielle de la réalité, souvent biaisée par nos émotions, ressemble plus à des conclusions limitantes (mon boss m’a viré donc « je suis nul » « la vie est injuste »). Et en la rendant pour vrai, nous choisissons une réalité plutôt qu’une autre.

Se laisser traverser par l’évènement douloureux sans l’interpréter ou nourrir la croyance que, peu importe ce qu’il se passe, cela fera naitre une opportunité permet de prendre plus du recul et ouvre la voie au pardon.

Pardon et orgueil

La première forme d’orgueil est celle dont la posture consiste à se sentir supérieur à l’autre. La personne qui adopte cette posture-là ne veut pas pardonner, mais elle ne voit pas que, en croyant se défendre, c’est elle qu’elle pénalise en premier.

Le deuxième est celui qu’Olivier Clerc appelle « pardon-orgueil ». C’est celui qui consiste à offrir un pardon condescendant, mais non thérapeutique.

Olivier Clerc nous rappelle que le pardon véritable est inhérent à l’humilité, qui en demeure une clé essentielle.

La troisième forme d’orgueil est celle qui est dissimulée sous une posture du dénigrement de soi. Pour retrouver l’humilité vraie, cela demande de décider de détrôner notre juge intérieur tyrannique qui se croit au-dessus de toute instance humaine, naturelle ou divine.

Demander pardon, ce serait culpabilisant

Lorsqu’on exige d’un enfant qu’il demande pardon avec beaucoup d’accusation et de jugement dans la voix, il peut le murmurer tout en ressentant une grosse charge de culpabilité. Beaucoup d’entre nous ressentent encore aujourd’hui cette culpabilité et de ce fait, rejette le pardon.

Les demandes de pardon ne diminuent pas ceux qui les formulent, mais leur permettent de se libérer. Retrouver sa part de responsabilité ne veut pas dire qu’on nie celle des autres pour autant.

Ce n’est pas parce qu’il est possible d’associer un sentiment de culpabilité à une demande en pardon que celle-ci doit nécessairement être pratiquée de la sorte.

Une juste pratique du pardon exige de nous beaucoup de discernement et une forme de reprogrammation. Les milliers de gens qui ont déjà fait le chemin attestent que réapprendre le pardon n’est ni long ni fastidieux. Que cela est bien plus facile qu’il n’y parait !

Demander pardon, ce serait humiliant

Le pardon-humiliation appris dans notre enfance peut fausser notre compréhension du pardon. En plus de n’avoir aucune vertu thérapeutique, il revient à nous rabaisser devant les autres.

Le vrai pardon vient du cœur et n’obéit pas à une quelconque volonté du dehors.

Le Don du Pardon : quatre demandes en pardon progressives

Cette approche transmise par Don Miguel Ruiz consiste à « demander pardon ». Surprenant pour ceux qui sont les « victimes » d’un acte extérieur, ce processus en 4 étapes vise à nous rendre libres en laissant à l’autre, l’entière responsabilité de ce qu’il a dit ou fait. Olivier Clerc nous partage les quatre étapes de ce processus à la fois simple et puissant.

Le pardon serait un signe de faiblesse

L’égo pense que s’il pardonne, s’il reconnait ses torts, il fait aveu de faiblesse. Or, à l’inverse, demander pardon demande du courage et de la force. Cela demande de lâcher prise et de faire confiance en la vie. Cette force-là émane du cœur et non de l’égo qui lui représente notre petite personnalité limitée.

Vouloir aller plus vite que la musique

Vouloir pardonner trop vite peut nous faire plus de torts que de bien. En effet, nous pourrions nous sentir coupables de ne pas y arriver, nous juger d’avoir des émotions négatives envers notre « agresseur » alors que nous devrions lui pardonner, etc.

Dépendant de chaque personne et de chaque situation, le processus du pardon s’enclenchera plus ou moins rapidement, non par obligation, mais parce que le cœur sera prêt. À ce moment seulement, il pourra surgir et le cœur guérira.

Le nouveau cadastre du pardon

Au vu des principaux obstacles ci-dessus, le pardon est plus clairement délimité et il y a moins de chance de s’y perdre. Il est temps maintenant de répondre à la question de ce livre : peut-on tout pardonner

Conclusion : peut-on tout pardonner ?

Au travers de ce livre, nous avons vu que le pardon n’est pas en lien avec ce que l’autre nous a fait, mais avec notre volonté de guérir notre cœur.

Olivier nous invite à transformer la question initialement posée. À la place de « puis-je tout pardonner », il nous invite à nous demander « puis-je guérir », « quelles que soient les blessures que mon cœur a subies, puis-je les soigner, les cicatriser ».

Ce faisant, nous nous recentrons sur notre propre guérison. Cette guérison du cœur ne nous empêche pas de garder notre discernement afin d’adopter une attitude juste face à notre agresseur.

À la lumière des centaines de centaines de témoignages reçus, Olivier Clerc répond ceci : « la réponse est trois fois oui, je peux cicatriser mon cœur » « oui, je peux guérir », « oui, je peux sortir de la spirale infernale de la haine et de l’étau du ressentiment »

On peut faire œuvre du pardon tout en restant fort. On peut libérer son cœur tout en gardant un mental lucide, et en agissant de manière juste.

Bonus : la métaphore des 2 nuages.

Olivier Clerc nous partage une métaphore qui démontre que nous sommes tous connectés et comment chacune de nos pensées influence une pensée bien plus grande.

Il se base notamment sur les travaux de Rupert Sheldrake qui, au travers de différentes expériences, démontre que chaque être vivant (qu’il soit du règne animal, végétal ou humain) dispose de son propre champ métamorphique et comment, tous ces champs métamorphiques rentrent en interactions influençant les pensées et le savoir de chacun.

Sa métaphore nous permet d’apporter une compréhension plus profonde ce qu’il exprime dans l’obstacle au pardon: « Quand on ne voit que la dimension personnelle de l’acte »

Ma conclusion

Olivier Clerc apporte un éclairage révélateur qui, de plus, modernise le concept du pardon. Les 15 obstacles abordés, permettent au mental de mieux comprendre l’essence de ce qu’est le pardon en définissant clairement les limites de ce qu’il n’est pas.

Les nombreux témoignages qui ponctuent le livre sont des magnifiques démarches de résilience et nous permettent de renouer avec la certitude que, peu importe ce que nous vivons, il est possible de guérir son cœur et que de cette guérison découle une renaissance flamboyante.

Les 4 techniques de pardon dont parle Olivier sont toutes différentes et nul doute que chacun trouvera celle qui lui convient.

Enfin, la métaphore des deux nuages qu’il nous offre en bonus consolide tout l’enseignement de ce livre en permettant de nous faire une image mentale.

Mon avis

Avant la lecture de ce livre, je m’inspirais déjà du « pardon radical » de Colin Tipping pour accompagner mes coachés (ou moi-même). Malgré cette pratique et à la lecture des 15 obstacles au pardon, j’ai réalisé oh combien, ma vision du pardon était encore floue.

Cette lecture m’a permis de débloquer de nouvelles croyances limitantes liées au pardon et aujourd’hui plus que jamais, je me sens prête à faire ce processus pour certaines choses où, jusqu’à présent, je ne voulais pas aller.

Les enseignements de ce livre déculpabilisent autant qu’ils donnent envie de pardonner. Non pas pour faire plaisir à l’autre, mais pour se guérir soi du fardeau des ressentiments.

Points forts

  • Les magnifiques témoignages de résilience qui jonchent le livre
  • L’utilisation du langage métaphorique qui augmente la compréhension de ce qui est expliqué
  • Les 15 obstacles qui délimitent les frontières du pardon

Le conte de la petite âme et du soleil, est une magnifique métaphore qui permet également de voir le pardon sous un autre jour Pour le lire, clique-ici

Cette chronique, n’est qu’un bref résumé. Le livre mérite d’être lu dans son intégralité. Pour le, clique-ici ou sur l’image

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