Comment faire confiance en la vie

Comment faire confiance en la vie

Faire confiance en la vie quand tout va bien est facile. Par contre, quand nous vivons des évènements tragiques ou douloureux et qu’en plus, ceux-ci s’enfilent comme des perles sur un collier, la confiance en la vie peut diminuer, voire disparaitre.

À la place, un sentiment d’anxiété et de fatalité peut nous plonger dans un espace de noirceur étouffant petit à petit notre espoir, nos envies, notre joie et notre bonheur.

Est-il possible de faire confiance en la vie quand le sort à l’air de s’acharner contre nous ? Alors que la chance semble être au rendez-vous chez les autres !

Est-il possible de faire confiance en la vie après avoir perdu un enfant, vécu une séparation, un licenciement, l’incendie de sa maison, des problèmes financiers, une crise sanitaire, etc. ?

La réponse est OUI. Je ne te donne pas juste une réponse théorique, je te donne la réponse que j’ai expérimentée dans ma vie.

Qui suis-je pour prétendre cela ? Si tu as envie d’en connaitre un peu plus sur moi, clique ici.

Je te comprends

Je voudrais tout d’abord exprimer que si tu te sens désespéré, épuisé ou anxieux, je te comprends ! Que si aujourd’hui tu as du mal à faire confiance en la vie, je te comprends !

Moi aussi j’ai eu une période où j’ai été en colère contre la vie. Je l’ai trouvée injuste et je ne lui ai plus fait confiance.

Et pourtant, aujourd’hui, au travers de ces quelques lignes, j’ai tellement envie de t’inviter à faire confiance en la vie. Aujourd’hui, je suis là à te prétendre que la vie est belle, et ce, même si ma fille a souffert d’un cancer et qu’elle en est décédée, que j’ai divorcé et qu’ensuite j’ai vécu une rupture douloureuse. Je suis là à prétendre que la vie est belle même si elle me challenge encore à différents niveaux.

Fais-moi confiance

Pour tout ça, je te demande de me faire confiance et d’appliquer les 3 principes que je te partage ci-dessous. Si tu prends ce temps, tu seras sur le bon chemin.

Tout doucement, tu verras la lumière au bout du tunnel, promesse que la vie est belle, qu’elle t’aime et te veut du bien et ce peu importe les obstacles que tu rencontres.

Principe 1 : On ne peut pas changer le futur si on ne voit pas le passé autrement

Nos neurones fonctionnent en miroir. Il te faut voir que ce que tu souhaites dans le futur a déjà existé sous une certaine forme dans le passé.

Si tu souhaites avoir confiance en la vie, il importe donc que tu voies comment elle a déjà été à ton service dans le passé.

Peut-être qu’à la lecture de cette phrase, tu te dis « mwai, la vie n’a JAMAIS été à mon service ». Si c’est le cas, c’est normal et en même temps, ce n’est pas totalement vrai. Alors, je t’invite à faire le petit exercice suivant malgré tout.

Exercice 1

  • Munis-toi d’un petit cahier et de quoi écrire.
  • Souviens-toi d’un moment passé dans lequel tu as eu l’impression de ne pas avoir eu de chance, d’avoir été « oublié » par la vie. Et en même temps, ce moment t’a permis de déployer une capacité, de faire une rencontre, de recevoir, d’apprendre, d’éviter un mauvais investissement, un mauvais choix, un embouteillage, etc.
  • Liste les bénéfices à court terme et à long terme.

Exemple

Je te donne pour exemple la maladie de ma fille. J’ai pris un gros moment douloureux, mais je te conseille d’abord de faire l’exercice avec un petit. L’idée de mon exemple est de te montrer que même en ayant vécu un évènement tragique, il est possible de faire confiance en la vie.

  • gains immédiats :
    • J’ai arrêté de travailler pour passer énormément de temps avec elle,
    • la maladie nous a permis de nouer une relation privilégiée,
    • je me suis intéressée et ouverte à la médecine holistique.
  • Gains à long terme :
    • cela m’a permis de me sentir plus à ma place,
    • de découvrir qui je suis,
    • de me sentir plus épanouie,
    • de faire des formations,
    • d’inspirer et d’aider les personnes qui vivent des difficultés,
    • de vivre une histoire d’amour magnifique,
    • et paradoxalement, de valider que la vie m’aime et de lui faire encore plus confiance,
    • etc.

Réalise ce premier exercice avec plusieurs moments. Plus tu verras comment la vie a été à ton service dans le passé, mieux tu te sentiras.

À quoi va te servir cet exercice ?

L’idée de ce premier principe est de connecter les points entre les évènements douloureux et tous les bénéfices cachés. Cela va t’ouvrir à la réalité que la souffrance/la douleur n’est pas un problème, mais une opportunité de croissance déguisée.

Cela n’enlève en rien la gravité de ce qu’il s’est passé.

L’idée n’est pas de minimiser le problème, mais de voir sous quelle forme, ce qui t’est arrivé, t’a également offert des opportunités de croissance.

Une fois que tu auras validé que la vie était à ton service dans le passé, alors il te sera déjà plus facile de lui faire confiance.

La vie t’aime tant, qu’elle souhaite que tu développes ton plein potentiel, que tu rayonnes de ton TOI unique et authentique. C’est pour ça qu’elle te met à l’épreuve.

Toi tu as l’impression que comme la vie te fait souffrir elle ne t’aime pas ! Mais la réalité c’est que si elle ne t’aimait pas, elle te laisserait te tromper de chemin sans même t’avertir. Elle te laisserait devenir cet autre que tu n’es pas et elle ne te donnerait pas l’opportunité de savourer le nectar de ta véritable nature.

La vie t’aime

La vie t’aime de la même manière qu’une mère aime ses enfants. Pourtant, une mère se met parfois en colère et fait pleurer ses enfants !

Elle les frustre de temps en temps en ne leur permettant pas d’avoir ce qu’ils souhaitent, car elle considère que ce n’est pas bon pour eux. Elle les ennuie aussi pour qu’ils rangent leurs chambres ou fassent leurs tâches ménagères, etc.

La « souffrance » qu’elle leur inflige, aussi minime soit-elle, sert l’objectif de leurs épanouissements.

Et si les enfants font la sourde oreille ? Alors leur mère répètera encore et encore ce qu’elle souhaite leur apprendre jusqu’à ce qu’ils comprennent.

La vie t’aime à la manière d’une mère et l’amour qu’elle t’apporte est sans pareil.

Exercice 2

partie 1/2

  • Recense maintenant toutes les fois où tu as eu de la chance. Tu auras peut-être du mal au début, mais je t’assure que la chance fait partie de ta vie au même titre et à la même hauteur que la souffrance que tu ressens. Crée une liste de 15 moments où tu t’es senti chanceux.

Dans un premier temps, habitue simplement ton cerveau à collecter les petits moments ou tu t’es senti chanceux. Tu peux aussi simplement regarder là où tu as de la chance. Peu importe ce que tu choisis, pense à mettre de la valeur dessus.

Exemples généraux

Tu peux avoir de la chance d’avoir une santé parfaite alors que d’autres séjournent dans des hôpitaux ou sont dans l’incapacité de faire une activité sportive.

Tu peux avoir de la chance d’habiter près d’un bois, d’avoir un toit sur la tête alors que certains dorment sur un carton dans la rue.

Tu as peut-être eu la chance de rencontrer une personne inspirante, de visiter un pays incroyable, de lire un livre inspirant, d’avoir des yeux qui te permettent de contempler les merveilles de la nature, etc.

Partie 2/2

  • Invite-toi ensuite, avec bienveillance et amour pour toi, à considérer qu’à un certain niveau, tu as peut-être eu un petit peu de chance à vivre cette épreuve douloureuse.

    Tu as déjà listé quelques bénéfices dans l’exercice précédent. Ici, je t’invite à aller un petit peu plus loin.

    Tout en considérant ta souffrance pour ce qu’elle est, je t’invite en même temps à t’ouvrir un espace de gratitude pour ce que tu as vécu.

Exemple personnel

En même temps que je te partage ces principes et que je te propose de prendre un instant de réflexion, je liste et me remémore également les bénéfices liés à ma plus grosse épreuve de vie (la maladie et le décès de ma fille).

Je me reconnecte aux images, aux sons et je me sens entourée par une énergie d’amour. Je me sens chanceuse. Chanceuse d’avoir eu le privilège d’être sa maman, chanceuse d’avoir ce petit ange qui veille sur moi, chanceuse d’avoir vécu des moments intenses avec elle, etc.

Je pousse le volume de l’album de Snatam Kaur and Ajeet Kaur et je sens tout mon corps frissonner. Mes yeux se remplissent de larmes de gratitude et je suis connectée à ma Cléa autant qu’à l’amour que j’éprouve pour mon fils Sam et ma petite magicienne de fille Lisy.

Je me sens tellement chanceuse dans l’instant de vivre ces moments de félicités que certains ne vivront peut-être jamais parce que leur vie est trop lisse.

Je sais que l’idée te dépasse peut-être encore, car tu n’as fait que lire ces quelques lignes sans t’arrêter dessus, mais toi aussi, à un certain niveau, tu as de la chance.

Imagine-toi que dans 6 mois ou 1 an, tu puisses, tout comme moi, toucher ces instants de bonheur… et ce, grâce à ce que tu vis aujourd’hui ou à ce que tu as vécu dans le passé.

À quoi va me servir cet exercice

Cet exercice va te permettre de te connecter à la puissance de la gratitude.

De nombreuses études ont mis en évidence les bienfaits de la gratitude. Parmi eux, on compte :

  • la réduction de la dépression et de l’anxiété,
  • l’augmentation de l’optimisme,
  • l’augmentation de la résilience,
  • la diminution de problèmes de santé,
  • la diminution des sentiments de solitude,
  • etc.

Principe 2 : Choisis l’histoire que tu te racontes

Nous sommes tous des raconteurs d’histoires ! Mais nous ne racontons pas toujours une histoire qui nous sert.

En changeant l’histoire que tu te racontes (sans remettre en question les faits), tu as la possibilité de voir la vie sous un autre angle, de donner du sens à l’expérience que tu as vécue ou que tu vis et, par la même occasion de faire confiance en la vie.

Qu’est-ce qui te fait le plus de bien ? De croire que la vie est à ton service et t’aime comme une mère aime ses enfants ou de croire que la vie te veut du mal ?

Te dire que chaque souffrance que tu vis est un problème ? Ou que c’est une opportunité de te connaitre et de t’aimer davantage ? Et ce, même si, actuellement, tu ne sais pas ce que cela vient t’apprendre et que tu n’y vois pas de sens.

Ta tête (ton égo) aura peut-être du mal à valider des réponses différentes à celles que tu as l’habitude de donner, mais ton cœur sait. Et c’est lui que je t’invite à écouter à présent.

À ton avis, existe-t-il des personnes qui ont vécu des souffrances aussi douloureuses que les tiennes ? Voir plus douloureuses et qui, aujourd’hui, sont plus heureuses et ont réussi à se créer la vie de leur rêve ? Oui bien sûr.

Et bien souvent, ces mêmes personnes expriment que c’est grâce à l’épreuve qu’elles ont vécu qu’elles se sentent plus heureuses. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas le fait, mais l’histoire que l’on se raconte qui détermine, entre autres, notre capacité à être heureux.

Je suis la personne que je suis parce que j’ai perdu ma fille et que j’ai vécu des ruptures.

J’ai choisi de voir comment j’ai ouvert mes ailes en même temps que celle de ma fille plutôt que d’exprimer que je suis morte en même temps qu’elle-même si une partie de moi est morte en même temps ! Et même là, je choisis de voir que la partie qui est morte est la partie de moi qui se limitait.

Cela n’enlève en rien l’importance de la douleur que j’ai ressentie et qui me traverse encore de temps à autre, cela n’enlève en rien la gravité de ce qu’il s’est passé ! Mais cela me fait me sentir bien, cela donne un sens à ma vie, cela me permet de toucher les étoiles et d’être heureuse.

La vérité est que je ne sais pas ce qui est vrai, ni même ce qui est faux ! Alors je choisis les histoires qui ouvrent mon cœur, qui me font du bien et me permettent d’avancer vers mon objectif, vers mon rêve.

Exercice

  • Ce que je te propose de faire est de relier ta difficulté à ton objectif en lui donnant un sens. Comment cette épreuve te permet de te rapprocher de ton objectif ? Raconte une histoire qui te sert.

Pour t’aider, tu peux te projeter dans le futur et t’imaginer que tu as déjà atteint ton objectif.

Visualise-toi et ressens ta vie comme si tu l’avais accomplie. Et de là, tu auras peut-être plus facile de voir comment, rétrospectivement, l’évènement que tu as vécu par le passé, t’a permis d’atteindre ton objectif.

Exemple

Mon objectif dans ma vie : Me sentir chaque jour davantage sereine, oser être moi de plus en plus, ressentir de plus en plus ces moments de paix intérieure.

Mon histoire :

J’ai de la chance d’avoir un petit ange qui me guide vers cette sérénité. Grâce à son départ, je me suis ouverte à ma spiritualité et je peux me sentir connectée à cet autre plan, et ce, juste en fermant mes yeux et en ouvrant mon cœur.

Je me sens chanceuse et privilégiée que la vie m’ait offert ce cadeau. Ce que j’ai vécu m’a permis de découvrir les mondes subtils, les thérapies énergétiques, le coaching, etc., et tout cela sert mon objectif de sérénité.

Choisis l’histoire qui te sert, choisis les pensées qui te servent et tu verras que, comme par magie, ton futur s’illuminera.

Si aujourd’hui on m’enlève mes épreuves, on enlève aussi tous les bénéfices qui y sont liés… Suis-je prête à retrouver l’étroitesse de mon manteau d’avant ? La question a le mérite d’être posée.

Principe 3 : Apprends à écouter le murmure de ton cœur

Tout comme la vie t’aime, ton cœur ne demande qu’à s’ouvrir, à aimer, à t’aimer.

Lorsque nous sommes dans une difficulté, notre égo souffre. Il a peur du vide alors il résiste en excusant la situation ou en donnant des explications qui ne sont que de fausses excuses vouées à nous rassurer sur notre situation, car le vide fait peur.

L’égo répond à tes peurs (dont la peur du changement), le cœur répond à ce dont tu as vraiment besoin et envie. Et cela peut vraiment faire peur, car cela nous demande d’oser changer, d’oser quitter ce qui ne nous convient plus ! L’inconnu fait peur, voilà pourquoi il nous est si difficile d’écouter notre cœur.

Notre cœur est discret, c’est un petit murmure, une petite voix sage et calme qui attend patiemment que nous lui accordions sa confiance. Si tu le laisses te guider, il te mènera sur le bon chemin.

Écouter son cœur demande du courage. Le courage de sauter dans le vide, de lâcher le contrôle, de suivre son élan vital. Voici quelques-uns des mots que j’ai adressés à mon ex-compagnon dans une lettre à cœur ouvert.

Je lui ai partagé comment la douleur du vide de notre séparation à laisser place à plus d’amour pour moi-même et plus d’amour pour la vie.

Cela n’enlève rien à la douleur que j’ai ressentie dans l’instant, mais cela donne un sens à ma quête de bonheur véritable et aujourd’hui je me sens en paix et heureuse qu’il ait fait le choix de mettre un terme à notre relation. Il a eu le courage que je n’ai pas eu.

« … je ne m’autoriserais pas à entendre la vérité qui venait de mon dedans par peur de te perdre… Je me forçais à continuer en me disant qu’un jour j’y verrais clair, mais ce faisant, je continuais à me perdre encore plus… Je faisais taire la petite voix qui criait au secours à l’intérieur de moi, car j’avais peur du vide qui m’attendait si je l’écoutais… Alors, de temps à autre j’explosais pour me purger, mais au final, j’étais malheureuse à tes côtés, parce que j’étais en manque de moi-m’aime. J’étais un clown devenu triste et le vide dont j’avais tellement peur, est venu à moi et ce fut horrible.. »

« … aujourd’hui, j’existe et je fais ce qui me plait et je m’en fous que ça plaise ou non… » « … aujourd’hui, je m’aime plus qu’avant… », « … aujourd’hui, même s’il y a des moments ou je pleure, je ris aussi, je danse, je m’amuse, je me sens heureuse…

Oui, le vide fait peur, oui le chaos qui suit est douloureux et en même temps, le vide m’a délivré.

Même s’il apporte de l’inconfort, de la perdition et de la souffrance, il apporte aussi de la joie, du sens et bien plus de bonheur que celui que tu prétends connaitre aujourd’hui.

Bien sûr, au-delà de ces principes, j’ai également fait le choix de me faire accompagner.

Exercice

Voici ce que je te propose pour te connecter à ton cœur

  • Prends le temps de prendre de grandes respirations dans ton cœur.
  • À chaque inspire, pose l’intention d’ouvrir ton cœur à chaque fois un peu plus. À chaque expire, pose l’intention de laisser l’énergie du cœur se diffuser dans tous tes muscles.
  • Ressens cette énergie détendre ton corps.
  • Et en même temps que tu respires, repense à une personne que tu aimes inconditionnellement. Ressens l’amour que tu lui portes.
  • Reste un instant au contact de ce qu’il se passe en toi.
  • Tu peux augmenter la puissance de ce ressenti en additionnant, à cette première personne, d’autres personnes que tu aimes inconditionnellement.
  • Repense maintenant aux personnes qui ont été là pour toi même si elles ne sont plus là aujourd’hui. Repense aux personnes qui t’ont aimé.
  • En même temps que tu repenses à cette ou ces personne(s), conscientise comment tu te sens : ‘Je me sens…’
  • Lorsque tu te sens connecté à ton cœur, pose la question liée au choix que tu dois faire, à une situation que tu vis ou à une question que tu te poses. Ton cœur te répondra directement.

Dépendant de chaque personne, la réponse prendra la forme d’un murmure, d’une image, d’une sensation, d’une intuition, etc.

Ne t’attends pas à ce que ton cœur te hurle une réponse ! Et lorsqu’il aura formulé sa réponse à sa manière, ce sera à toi d’oser suivre ton cœur.

L’étymologie du mot courage vient du latin ‘cor’ qui signifie cœur ! Tout est dit.

Je suis la preuve qu’il est possible de faire confiance en la vie et ce, peu importe les déboires que nous rencontrons.

Si tu appliques ces 3 principes, tu verras que tu te sentiras plus heureux, que tu t’aimeras plus et que tu feras à nouveau confiance en la vie.

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